Ville de Québec
14 septembre 2025
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Vendredi soir dernier, je suis allé voir The Long Walk (Marche ou crève en français). Un film inspiré du roman éponyme de Stephen King, publié en 1979.
Mon cerveau est simple, parfois : mon projet de faire une longue marche arrive à grands pas (elle était trop facile) et un film qui s’appelle The Long Walk sort. Il n’en fallait pas plus pour que j’aie envie de le voir.
Sauf que Stephen King n’est pas exactement réputé pour ses histoires joyeuses et réconfortantes. J’avais vu la bande-annonce, donc je savais bien dans quoi je m’embarquais.
En résumé : une dystopie où les États-Unis sont devenus un régime autoritaire après ce qu’on devine être une seconde guerre civile. Chaque année, 50 jeunes hommes volontaires, un par État, participent à The Long Walk. Les règles sont simples : marcher sans jamais descendre sous les 5 km/h. À chaque écart, un avertissement. Au troisième, si la cadence n’est pas reprise, le participant est abattu. La marche n’a pas de durée ni de distance prédéterminée : elle se termine seulement quand il ne reste plus qu’un survivant.
Le scénario et les personnages fonctionnent bien dans leur simplicité, et les acteurs sont convaincants. Les distances parcourues et les prouesses physiques semblent très exagérées, mais si on met ça de côté, l’univers reste crédible et terrifiant. J’ai beaucoup aimé.
Cela dit, voir des hommes se chier dessus, marcher sur une cheville cassée ou devenir fou après des jours sans repos… disons que ça ne m’a pas vraiment donné de motivation pour les semaines à venir.
J’ai eu mes propres problèmes lors de mes dernières marches d’entraînement, et avec le départ qui approche, ça m’a préoccupé. Je ne sais pas si c’est de l’insouciance, mais avant septembre, je n’avais pas vraiment envisagé ce qui pourrait mal tourner.
Lors d’une marche de 30 km vers le lac St-Charles, je me suis mis à avoir très mal aux deux petits orteils et j’ai réalisé que mes bottes étaient trop étroites. Je les ai remplacées par des bottes à pieds larges et maintenant qu’il y a plus d’espace, mon gros orteil et mon index de pied… Mon ortindex? Mon deuxième orteil frotte sur son voisin et je fais des ampoules. Je dispose de très peu de temps pour casser mes nouvelles bottes et leur rigidité actuelle pose problème quand je fais des longues distances. Ajoutons à ça une semaine à être malade, sans énergie pour marcher plus loin que les cinq minutes jusqu’au travail…
Tout ça m’a amené à réfléchir : et si ça m’arrivait en voyage ? J’ai planifié le trajet pour le faire en un peu plus de 40 jours, avec seulement quelques journées de marge pour le repos ou les imprévus. Mais si je tombe malade une semaine ? Si je me blesse à une jambe ? Je fais quoi ?